Thèmes

oubellil kbylie oubellilkabylie oubellil kbylie

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· FELLAG ET DILEM (2)
· INZAN ( Proverbes) (1)
· Le mouvement berbere (13)
· LOUNES MATOUB LE REBELLE KABYLE (8)
· Les bijoux kabyles (6)
· Vdeos Kabyles (43)
· Paysages de Kabylie (11)
· La robe kabyle (3)
· La cuisine kabyle (3)
· A TIZI OUZOU le coeur de la kabylie (3)

Rechercher
Recherchez aussi :

Derniers commentaires Abonnement au blog
Recevez les actualités de mon blog gratuitement :


Articles les plus lus

· INZAN (proverbes kabyles)
· TIFINAGH ou l'alphabet Berbere
· robes kabyles par TAFSUT
· Matoub Lounes le rebelle kabyle
· burnous kabyle

· les dairas et communes de Tizi ouzou
· SMAIL YEFSAH LE MARTYRE
· MOKRANE AGAWA
· Kamel Hamadi
· BAHIA FARAH
· Drapeau AMAZIGH ( BERBERE)
· BEN MOHAMED LE POETE DE TOUS LES TEMPS
· SIDI H'MED OUL KADHI ET LE ROYAUME DE KOUKOU
· BERBERE TV (BRTV)
· LES BIJOUX KABYLES

Voir plus 

Statistiques

Date de création : 09.04.2009
Dernière mise à jour : 09.05.2012
291 articles


Liste de lecture Deezer

L'ARTISANAT DE KABYLIE

Publié le 25/11/2010 à 18:12 par labellerebellekabylie Tags : oubellilkabylie
L'ARTISANAT DE KABYLIE

A l’abri de leurs villages perchés, les montagnards kabyles ont longtemps tenté de vivre sur eux-mêmes, en autosubsistance. Il leur était indispensable de satisfaire, sur place, à tous leurs besoins ; ils ont dû se montrer ingénieux. L’insuffisance agricole les a incités à trouver d’autres ressources, en exportant, en plus de leur propre force de travail dans l’émigration, le fruit de leurs productions artisanales. Ils ont ainsi exploité toutes les matières premières disponibles dans la montagne, et il n’était pas de groupement tribal sans artisan.

 Ainsi, les hommes des villages d’altitude ont travaillé le bois des arbres des forêts proches, frênes, ormes, hêtres….de ces bois divers, certains ont fait des louches, des cuillères et des porte-cuillères, d’autres, des plats à rouler le couscous, des planches à pâtisserie, des maillets, des battoirs, des seaux, des petits bancs, des fuseaux et des quenouilles, des tamis, et aussi des métiers à tisser, des charrues et des grands coffres décorés.

Certains villageois ont exploité le grès, présent sur leur territoire, en y taillant de grandes meules (ighouraf), pour les nombreux moulins à olives kabyles(le plus souvent à eau), ou de plus petites pour le moulin à bras ( Thissirth oufous) indispensable à chaque maisonnée. D’autres s’étaient spécialisés en sparterie ou vannerie : nattes, claies, ou paniers en doum (palmier nain), en alfa, en roseaux, etc.

 

 

Dans presque chaque tribu, on a fabriqué du savon, et dans quelques-unes on a produit de la cire. Nombreux ont été, partout, les forgerons, travaillant le fer, produit dans la vallée de la Soummam ou acheté  sur les marchés, ou encore à Alger, pour fabriquer des instruments aratoires, des socs de charrues, et toutes sortes de pioches, hachettes, pics ou herminettes, très usuels.

Quant aux armuriers, installés dans des sites particuliers, ceux de la Kabylie maritime, par exemple, ont parfois aussi utilisé des pièces de métal récupérées sur  les bateaux naufragés. Les orfèvres, surtout aux Ath Yenni, ont travaillé l’argent, les émaux et le corail achetés en ville. Il y’avait encore les fabricants de fausse monnaie, autrefois nombreux aux Ath Yenni et aux Ath Budrar.

 Et partout, les femmes ont toujours fait, elles-mêmes, leurs propres ustensiles de cuisine, en poterie au colombin, en multiples formes (jarres, cruches, pots, plats, marmites….etc.), colorées et décorées en blanc, jaune, ocre, rouge ou marron, et cuites dans des fours creusés à même le sol ; mais quelques tribus seulement en exportaient ( Ath Khelili, Ath Frawssen et Ath Mâathka).

 Il y’avait encore des tisserands de toiles de lin, des tisserandes de tentures, tapis de laine et burnous ou de coiffes de femmes en lin noir ou en soie (chez les Ath Oussameurs des Ath Yirathen), des couturiers, et, de plus en plus souvent désormais, des couturières, grâce au coton importé.

Les spécialistes du cuir l’ont préparé, pour les chaussures, les uns avec le tan des chênes (Ath Ghovri, Ath Idjer), les autres, plus rapidement, au sel, pour d’autres chaussures et des outres (agwedid). Il y’avait encore les teinturiers, à l’indigo(Nilla), en rouge, en jaune et en noir.  Avant la colonisation, nombreux ont été les villages ou l’on fabriqué de la poudre, dont celle d’Ath Larbâa et des Ath Yenni était la plus réputée.

C’est ainsi que la vie, dans la montagne kabyle, ressemblait à celle d’une véritable ruche, tant l’activité y était vive et constante, dans chaque village, dans chaque maison, ignorant l’oisiveté. Ne dit-on pas : Vav essenâa d esseltan(le maitre d’un métier, c’est un roi)

Source: Dictionnaire de la culture Berbère en Kabylie, de Camille Lacoste-Dujardin





DERNIERS ARTICLES :
ANSUF YIS-WEN BIENVENUE
                           
Matoub Lounes le rebelle kabyle
«Mais la paix renaîtra un jour et mes chants parmi vous célébreront à nouveau le printemps si cher à nos cœurs...». Matoub Lounès-Reportage B.B.C Le 24 janvier 1
DISCOGRAPHIE DE LOUNES MATOUB
    1978 : Ay Izem Ay Izem (Ô lion) Ifenanen Tegrawla-nne? Aqlagh Ya lferh-iw Lehbab-iw Terridh Anfiyi     1978 : Da3wessu A yemma azizen (Très chere mère) Azul felawen
UN POETE PEUT-IL MOURIR?
Lorsque les ténèbres engloutissent la clarté avec la hargne et la boulimie de la bêtise, et que l'on assiste amer au greffage morbide de l'identité millénaire, alors le
L'enterrement de Lounes Matoub
Le 25 juin 1998 à la mi-journée, Lounès Matoub fut assassiné pas loin de son village au cœur de la Kabylie au lieu dit Tiberquqin relevant du village Tala-Bounan da
forum